Anatomie du chantier urbain. Construire la ville, de l’Antiquité à nos jours
Appel à communication
26e Congrès de la Société française d’histoire urbaine : Anatomie du chantier urbain. Construire la
ville, de l’Antiquité à nos jours, Tours, 1er, 2 et 3 avril 2026
Argumentaire :
Qu’ils soient ponctuels ou étalés dans le temps, localisés ou diffus, spectaculaires ou invisibles, les chantiers façonnent
la ville autant qu’ils la révèlent, condensant des logiques multiples : techniques, bien sûr, mais aussi sociales, politiques,
économiques, culturelles et environnementales. Le chantier a constitué un objet d’étude au cœur des renouvellements
de l’histoire des techniques et de l’histoire environnementale, à l’image des congrès récents de la Société des historiens
médiévistes (Shmesp) ou de l’Association francophone d’histoire de la construction (AFHC). Le 26ème congrès de la
SFHU s’inscrit dans la continuité de cette dynamique scientifique en poursuivant l’analyse des chantiers depuis le
champ spécifique de l'histoire urbaine. Le chantier représente ainsi, à la fois, un moment de transition pour la ville ainsi
qu’un espace de cristallisation des potentialités et des dynamiques urbaines.
Pourquoi s’intéresser au caractère spécifiquement urbain des chantiers ? Car au-delà du processus de construction,
l’étape du chantier incarne le moment transitoire par excellence dans la fabrique de la ville, d’abord en tant que
concrétisation ultime d’un projet, mais aussi comme une source de réajustements face aux contraintes techniques,
financières, réglementaires ou politiques. Sa mise en place impose des adaptations du métabolisme urbain, par la
gestion de l’approvisionnement en matériaux, l’évacuation des déblais et la cohabitation avec les réseaux existants. La
pratique du réemploi de matériaux, en général dans la ville même où ils sont récupérés, caractérise toutes les périodes
de l’histoire urbaine. La démolition, programmée ou non, en temps de paix comme en temps de guerre, génère aussi
ses chantiers. Par leur intrusion dans le tissu urbain, ces derniers perturbent ou suspendent le fonctionnement ordinaire
de la ville. Ils sont parfois source de nuisances, surtout lorsque des retards prolongent son impact sur le quotidien des
habitants, ou encore à l’origine d’engagements citadins lorsqu’on songe aux mobilisations opposées à certains
équipements métropolitains (aéroports, centres commerciaux…).
Pourquoi s’intéresser au caractère spécifiquement urbain des chantiers ? Car au-delà du processus de construction,
l’étape du chantier incarne le moment transitoire par excellence dans la fabrique de la ville, d’abord en tant que
concrétisation ultime d’un projet, mais aussi comme une source de réajustements face aux contraintes techniques,
financières, réglementaires ou politiques. Sa mise en place impose des adaptations du métabolisme urbain, par la
gestion de l’approvisionnement en matériaux, l’évacuation des déblais et la cohabitation avec les réseaux existants. La
pratique du réemploi de matériaux, en général dans la ville même où ils sont récupérés, caractérise toutes les périodes
de l’histoire urbaine. La démolition, programmée ou non, en temps de paix comme en temps de guerre, génère aussi
ses chantiers. Par leur intrusion dans le tissu urbain, ces derniers perturbent ou suspendent le fonctionnement ordinaire
de la ville. Ils sont parfois source de nuisances, surtout lorsque des retards prolongent son impact sur le quotidien des
habitants, ou encore à l’origine d’engagements citadins lorsqu’on songe aux mobilisations opposées à certains
équipements métropolitains (aéroports, centres commerciaux…).
Le chantier est, en outre, un espace d’action, de pratiques professionnelles et de mise en œuvre de techniques propres
au secteur de la construction et de l’aménagement des villes. On y expérimente, on y adapte, on y improvise : les
gestes des ouvriers, l’usage des machines ou des dispositifs de sécurité révèlent un monde de savoir-faire en constante
évolution. Ces pratiques témoignent de l’incorporation progressive des normes urbaines, des innovations ou des
procédés industrialisés qui façonnent la matérialité urbaine. La zone de chantier est aussi un espace de rapports de
force, marqué par la pluralité des acteurs et par des hiérarchies mouvantes. On y observe des tensions entre
entreprises générales et sous-traitants, entre encadrants et exécutants, entre décisions administratives et logiques de
terrain. Elle est aussi un lieu de conflictualité sociale, de négociation ou de mobilisation, notamment autour des
conditions d’emploi, de sécurité ou de reconnaissance des métiers. À cela s’ajoute la présence du public – riverains ou
usagers – dont les attentes, les résistances ou les plaintes participent pleinement à la dynamique conflictuelle des
travaux urbains.
Ce colloque propose de replacer le chantier au centre de l’analyse historique de la fabrique de la ville, en le pensant
comme un objet en soi, avec ses rythmes, ses logiques, ses conflits, ses représentations. Il ne s’agit pas de l’aborder
comme une simple étape dans un processus de construction ou comme un arrière-plan du projet architectural, mais
bien comme un moment décisif, à la croisée des problématiques sociales, techniques, économiques, politiques et
symboliques. Parce que le chantier n’est jamais neutre : il remodèle l’espace urbain, assigne des rôles, révèle des
hiérarchies, fait surgir des protestations, génère des récits. Il constitue une scène où se rejouent des équilibres urbains
parfois anciens, parfois inédits. Si les grands travaux emblématiques — percées, monuments, infrastructures
majeures — attirent les regards, le colloque souhaite surtout concentrer l’attention sur les chantiers ordinaires :
alignements de voiries, raccordements de réseaux, constructions ou réfections d’équipements urbains, aménagement
de places, travaux entrepris par des particuliers, interventions de maintenance et rénovation du bâti qui, à l’échelle du
quartier ou de la rue, façonnent le quotidien urbain et racontent tout autant la fabrique de la ville.
En croisant les espaces d’études, les échelles (du chantier de trottoir aux grands travaux d’infrastructure), les périodes
historiques (de l’Antiquité à nos jours) et les approches disciplinaires (histoire sociale et urbaine, histoire
environnementale, histoire politique, économique et des techniques, géographie, sociologie, urbanisme, architecture),
ce colloque entend faire du chantier un prisme pour relire l’histoire des villes.
4 axes sont proposés :
1. Chantiers habités : le cas des hôpitaux urbains
2. Gouvernance et mondes sociaux du chantier : un laboratoire d’expériences urbaines
3. Métabolisme du chantier urbain : du voisinage aux mobilisations environnementales
4. Anamnèse : récits et imaginaires du renouvellement de la ville
Appel (avec précisions sur ces 4 axes)
Comité d’organisation : Laurent Coudroy de Lille, Laurent Cuvelier, Charles Davoine, Lucie Gaugain, Paul Lecat,
Julien Noblet, Virginie Mathé.
Comité scientifique : en plus des membres du comité d’organisation : Florence Bourillon, Philippe Bernardi, Boris Bove,
Youri Carbonnier, Natacha Coquery, Cédric Fériel, Jean-Pierre Guilhembet, Elisabeth Lehec, Frederic Moret, Jean-Luc
Pinol, Allan Potofsky, Olivier Ratouis, Laurence Remy-Buchholzer, Diane Roussel, Stéphanie Sauget, Matthieu
Scherman, Sylvain Schoonbaert, Mélanie Traversier, Jennifer Vanz, Céline Vaz.
Institutions : Université de Tours ; CETIS EA 6298 ; CITERES UMR 7324 ; Société française d’histoire urbaine
26e Congrès de la Société française d’histoire urbaine : Anatomie du chantier urbain. Construire la
ville, de l’Antiquité à nos jours, Tours, 1er, 2 et 3 avril 2026
Argumentaire :
Qu’ils soient ponctuels ou étalés dans le temps, localisés ou diffus, spectaculaires ou invisibles, les chantiers façonnent
la ville autant qu’ils la révèlent, condensant des logiques multiples : techniques, bien sûr, mais aussi sociales, politiques,
économiques, culturelles et environnementales. Le chantier a constitué un objet d’étude au cœur des renouvellements
de l’histoire des techniques et de l’histoire environnementale, à l’image des congrès récents de la Société des historiens
médiévistes (Shmesp) ou de l’Association francophone d’histoire de la construction (AFHC). Le 26ème congrès de la
SFHU s’inscrit dans la continuité de cette dynamique scientifique en poursuivant l’analyse des chantiers depuis le
champ spécifique de l'histoire urbaine. Le chantier représente ainsi, à la fois, un moment de transition pour la ville ainsi
qu’un espace de cristallisation des potentialités et des dynamiques urbaines.
Pourquoi s’intéresser au caractère spécifiquement urbain des chantiers ? Car au-delà du processus de construction,
l’étape du chantier incarne le moment transitoire par excellence dans la fabrique de la ville, d’abord en tant que
concrétisation ultime d’un projet, mais aussi comme une source de réajustements face aux contraintes techniques,
financières, réglementaires ou politiques. Sa mise en place impose des adaptations du métabolisme urbain, par la
gestion de l’approvisionnement en matériaux, l’évacuation des déblais et la cohabitation avec les réseaux existants. La
pratique du réemploi de matériaux, en général dans la ville même où ils sont récupérés, caractérise toutes les périodes
de l’histoire urbaine. La démolition, programmée ou non, en temps de paix comme en temps de guerre, génère aussi
ses chantiers. Par leur intrusion dans le tissu urbain, ces derniers perturbent ou suspendent le fonctionnement ordinaire
de la ville. Ils sont parfois source de nuisances, surtout lorsque des retards prolongent son impact sur le quotidien des
habitants, ou encore à l’origine d’engagements citadins lorsqu’on songe aux mobilisations opposées à certains
équipements métropolitains (aéroports, centres commerciaux…).
Pourquoi s’intéresser au caractère spécifiquement urbain des chantiers ? Car au-delà du processus de construction,
l’étape du chantier incarne le moment transitoire par excellence dans la fabrique de la ville, d’abord en tant que
concrétisation ultime d’un projet, mais aussi comme une source de réajustements face aux contraintes techniques,
financières, réglementaires ou politiques. Sa mise en place impose des adaptations du métabolisme urbain, par la
gestion de l’approvisionnement en matériaux, l’évacuation des déblais et la cohabitation avec les réseaux existants. La
pratique du réemploi de matériaux, en général dans la ville même où ils sont récupérés, caractérise toutes les périodes
de l’histoire urbaine. La démolition, programmée ou non, en temps de paix comme en temps de guerre, génère aussi
ses chantiers. Par leur intrusion dans le tissu urbain, ces derniers perturbent ou suspendent le fonctionnement ordinaire
de la ville. Ils sont parfois source de nuisances, surtout lorsque des retards prolongent son impact sur le quotidien des
habitants, ou encore à l’origine d’engagements citadins lorsqu’on songe aux mobilisations opposées à certains
équipements métropolitains (aéroports, centres commerciaux…).
Le chantier est, en outre, un espace d’action, de pratiques professionnelles et de mise en œuvre de techniques propres
au secteur de la construction et de l’aménagement des villes. On y expérimente, on y adapte, on y improvise : les
gestes des ouvriers, l’usage des machines ou des dispositifs de sécurité révèlent un monde de savoir-faire en constante
évolution. Ces pratiques témoignent de l’incorporation progressive des normes urbaines, des innovations ou des
procédés industrialisés qui façonnent la matérialité urbaine. La zone de chantier est aussi un espace de rapports de
force, marqué par la pluralité des acteurs et par des hiérarchies mouvantes. On y observe des tensions entre
entreprises générales et sous-traitants, entre encadrants et exécutants, entre décisions administratives et logiques de
terrain. Elle est aussi un lieu de conflictualité sociale, de négociation ou de mobilisation, notamment autour des
conditions d’emploi, de sécurité ou de reconnaissance des métiers. À cela s’ajoute la présence du public – riverains ou
usagers – dont les attentes, les résistances ou les plaintes participent pleinement à la dynamique conflictuelle des
travaux urbains.
Ce colloque propose de replacer le chantier au centre de l’analyse historique de la fabrique de la ville, en le pensant
comme un objet en soi, avec ses rythmes, ses logiques, ses conflits, ses représentations. Il ne s’agit pas de l’aborder
comme une simple étape dans un processus de construction ou comme un arrière-plan du projet architectural, mais
bien comme un moment décisif, à la croisée des problématiques sociales, techniques, économiques, politiques et
symboliques. Parce que le chantier n’est jamais neutre : il remodèle l’espace urbain, assigne des rôles, révèle des
hiérarchies, fait surgir des protestations, génère des récits. Il constitue une scène où se rejouent des équilibres urbains
parfois anciens, parfois inédits. Si les grands travaux emblématiques — percées, monuments, infrastructures
majeures — attirent les regards, le colloque souhaite surtout concentrer l’attention sur les chantiers ordinaires :
alignements de voiries, raccordements de réseaux, constructions ou réfections d’équipements urbains, aménagement
de places, travaux entrepris par des particuliers, interventions de maintenance et rénovation du bâti qui, à l’échelle du
quartier ou de la rue, façonnent le quotidien urbain et racontent tout autant la fabrique de la ville.
En croisant les espaces d’études, les échelles (du chantier de trottoir aux grands travaux d’infrastructure), les périodes
historiques (de l’Antiquité à nos jours) et les approches disciplinaires (histoire sociale et urbaine, histoire
environnementale, histoire politique, économique et des techniques, géographie, sociologie, urbanisme, architecture),
ce colloque entend faire du chantier un prisme pour relire l’histoire des villes.
4 axes sont proposés :
1. Chantiers habités : le cas des hôpitaux urbains
2. Gouvernance et mondes sociaux du chantier : un laboratoire d’expériences urbaines
3. Métabolisme du chantier urbain : du voisinage aux mobilisations environnementales
4. Anamnèse : récits et imaginaires du renouvellement de la ville
Appel (avec précisions sur ces 4 axes)
Comité d’organisation : Laurent Coudroy de Lille, Laurent Cuvelier, Charles Davoine, Lucie Gaugain, Paul Lecat,
Julien Noblet, Virginie Mathé.
Comité scientifique : en plus des membres du comité d’organisation : Florence Bourillon, Philippe Bernardi, Boris Bove,
Youri Carbonnier, Natacha Coquery, Cédric Fériel, Jean-Pierre Guilhembet, Elisabeth Lehec, Frederic Moret, Jean-Luc
Pinol, Allan Potofsky, Olivier Ratouis, Laurence Remy-Buchholzer, Diane Roussel, Stéphanie Sauget, Matthieu
Scherman, Sylvain Schoonbaert, Mélanie Traversier, Jennifer Vanz, Céline Vaz.
Institutions : Université de Tours ; CETIS EA 6298 ; CITERES UMR 7324 ; Société française d’histoire urbaine



